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Sortie n° 23747811, créée le 15 03 2026
Le testament d ann lee
Sponsor
Organisateur
Date de la sortie
Heure de début
Mardi 17 Mars 2026

Inscriptions & désinscriptions jusqu'à :
16:00 (H-1)
17:00
Descriptif de la sortie

CE CINE PREND LES CARTES ILLIMITEES

UGC/MK2 ET LE PASS

 

L’un de nos films préférés de 2025 reste The Brutalist, la fresque qui a (enfin) révélé son réalisateur Brady Corbet. Sa densité tient en partie à son scénario, que le cinéaste a co-écrit avec sa compagne, Mona Fastvold. Le couple est de retour avec Le Testament d’Ann Lee, étonnant biopic autour de la fondatrice de la secte des Shakers, incarnée par Amanda Seyfried. Et cette fois, c’est Fastvold qui passe derrière la caméra, pour l’une des propositions les plus géniales de ce début 2026, en salles le 11 mars.

Le Testament d'Ann Lee : critique qui a le Christ au corps© Searchlight

Amanda Secte-fried

Contre toute attente, Le Testament d’Ann Lee est, en premier lieu, une sorte de face B de The Brutalist. Les deux œuvres ont, en leur cœur, un départ vers la terre promise américaine, et l’illusion qui entoure ce rêve d’un absolu recommencement. Face à la déliquescence de l’Europe et les cicatrices béantes de la Seconde Guerre mondiale, László Tóth cherche un sentiment d’appartenance, dont va se repaître le « pays des opportunités » via la figure d’Harrison Lee Van Buren. Par ricochet, Israël devient, dans la seconde moitié du long-métrage, un autre refuge potentiel, reflétant le mal-être d’un homme qui ne se sent chez lui nulle part.

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Mona Fastvold dépeint Ann Lee avec cette même insatisfaction, dans une Angleterre du XVIIIe siècle qui la dégoûte dès le plus jeune âge. Outre la « corruption » de l’Église anglicane qu’elle dénonce, la jeune dévote a une aversion pour le sexe, entre la vision traumatique des ébats de ses parents, l’appétit vorace aux tendances SM de son mari Abraham (Christopher Abbott) et la mort de ses quatre bébés. Au-delà de toute répulsion territoriale, c’est bien la chair qui fait figure de prison inextricable, de frustration qu’il est impossible de dépasser, même en se rendant de l’autre côté de l’Atlantique.

Le Testament d'Ann Lee : Première bande-annonce (VOST) | Searchlight Pictures

À ce titre, le film pourrait se contenter de psychanalyser Ann Lee et la création de son mouvement dévié du protestantisme, dont l’une des caractéristiques est d’ailleurs l’abstinence totale de ses membres. Paradoxalement, le corps est un outil d’expression essentiel de la foi des Shakers (ou « Quakers secoués »), dont les élans de transe se font à travers le chant et la danse. C’est bien ces ambivalences et ces contradictions qui intéressent Fastvold, au même titre que le pouvoir d’attraction de cette femme, persuadée d’être la réincarnation du Christ.

Il n’est jamais question de plonger dans la tête d’Ann Lee, de rationaliser ce qui peut être vu comme de la sincérité désarmante ou de la folie. Là encore, le corps fait figure de limite, de barrière infranchissable dont la silhouette est régulièrement délimitée par les contre-jours et les clairs-obscurs (magnifique photographie de William Rexer). Le film trouve ainsi sa meilleure idée en faisant flotter sa caméra autour d’Amanda Seyfried, dont l’éternelle image de princesse ingénue laisse ici transparaître un sentiment indéfinissable, un léger décalage, une pointe de désespoir dans ce qui est à n’en pas douter sa plus grande performance.

Elle habite chaque plan par cette étrangeté, jusqu’à porter la principale prise de risque du long-métrage : ses passages de comédie musicale. Alors qu’on attend habituellement de ce type de séquence un lâcher-prise émotionnel, une pleine expression des sentiments des personnages, ceux du Testament d’Ann Lee ajoutent à son ambiguïté, même lorsqu’elle s’époumone dans un gros plan en direction du ciel.

le testament d'ann lee
Jésus revient, Jésus revient parmi les tiens

Sur le chemin de la rédemption

D’aucuns reprochent déjà au film de ne pas assez condamner, ou même qualifier, la dimension sectaire des Shakers. Mona Fastvold a d’une part le mérite de ne pas nous prendre pour des idiots (c’est quand même franchement clair, surtout lorsque la communauté part en Nouvelle-Angleterre), et d’autre part, elle observe comment un tel isolement naît d’injustices qui deviennent trop dures à supporter, quelles que soient les époques. Ann Lee emplit de sons un monde qui souffre du silence de Dieu ; une goutte d’eau dans l’océan, que la mise en scène aborde néanmoins à la manière d’un univers autonome.

Le programme de la cinéaste trouve sa pleine puissance dans la quête d’harmonie de sa leader charismatique, exprimée par ces plans larges de chorégraphies collectives, et un montage doux, presque relaxant, rythmant la création de maisons et de cultures sur les terres de Niskayuna. Cette beauté touchante, que Fastvold traite sans cynisme, annonce pourtant l’autre matière infranchissable du film : le mur de la réalité qu’ils vont se prendre en plein figure.

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