L’association APCOF organise sa 56e soirée de l’atelier de criminologie, « La férocité du surmoi, la voix qui accable et qui déchaîne – "Dans le vacarme de la société des objets, le surmoi se fait partenaire de la pulsion !" - mardi 14 avril 2026, 20h30, Amphithéâtre Morel, au GHU- Sainte-Anne. Entrée libre, gratuite, sans pré-inscription
Vous trouverez ci-joint, l’affichette avec l’argumentaire et les noms des intervenants. Si le thème de la soirée vous intéresse vous pouvez également nous faire parvenir vos opinions et/ou observations aux adresses mail suivantes : damofer@orange.fr,
Venez nombreux et n’hésitez pas à faire circuler dès à présent cette information.
Sur le site internet de l’association APCOF, vous trouvez, à présent, les textes des interventions des soirées, Journées d’étude, Après midi, et Journées de l’atelier histoire des concepts de l’année 2009 à 2025 vous trouverez également une bibliographie interactive vous permettant de lire en ligne un certain nombre de textes théoriques ou cliniques en lien avec chaque soirée d’études : www.apcof.fr
Renseignements sur les soirées cliniques et sur les buts de l’association au : Tél, 06 61 72 46 48
Atelier de criminologie lacanienne, cycle 2025-2026 (3e soirée du cycle) 56e soirée
Mardi 14 Avril 2026, amphi Morel, GHU-Sainte-Anne, 75014 Paris
La férocité du surmoi – La voix qui accable et qui déchaîne
Le concept de surmoi en tant que partenaire de la pulsion permet d’éclairer des enjeux fondamentaux liés à la civilisation et à son malaise. Dans le célèbre texte Malaise dans la civilisation Freud met l’accent sur les interdictions et obligations que la culture impose aux individus et les détours par lesquels la pulsion peut se procurer une satisfaction, malgré les contraintes que celle-ci impose. En même temps une civilisation ne peut triompher que si elle s’arrange à distribuer la jouissance, même si c’est à compte-gouttes, à partir des semblants. Chaque époque a ses semblants, ces discours qui facilitent mais qui en même temps imposent des interdictions et des limites à la jouissance des corps. Si autrefois la tâche revenait au père de s’arroger le droit ou de le devoir d’imposer une interdiction ; de nos jours, face au déclin du père et de l’autorité patriarchale nous assistons à l’apparition des slogans tels « tout est possible ». S’inverse alors le mécanisme qui régit le surmoi ; si le sacrifice à l’idéal n’est pas supporté inversement ce qui fait office de commandement s’impose de façon plus insensée et cruelle. Il s’agit de jouir et si c’est possible en repoussant les limites. Au cours de cette soirée, nous aimerions illustrer l’expression lacanienne de « la montée au zénith social de l’objet a », présent dans la chasse au plus-de-jouir comme voie privilégiée d’appel à satisfaction, à la réalisation personnelle et à la recherche d’un bonheur, toujours distancé. La prolifération des gadgets sous la forme des objets technologiques, smartphones, réseaux sociaux, sites de rencontre, etc., en sont les témoignages, les purs objets de la recherche d’une jouissance prometteuse, tyrannique, vociférante, souvent aliénante, symptomatique du malaise actuel. Dans le vacarme de la société des objets qui s’offrent au sujet, le surmoi se fait l’appel, la voix vociférante qui pousse à jouir !
Présentation : Dario MORALES, psychologue GHU-Sainte-Anne (75), psychanalyste, membre ECF (78)
Invité : Patrick ALMEIDA, psychologue clinicien, psychanalyste, membre ECF (75), psychologue à l’EPOC ( 75)
Soirée animée par Bernard JOTHY, psychiatre, psychanalyste, membre ECF (75)
Site de l’association : www.apcof.fr

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