Dans son exposition
Intime hanté,
Elodie Wallace qui est comédienne, autrice (cinéma, théâtre, roman), photographe et artiste, explore les différentes manières de raconter des histoires, notamment les récits de drames personnels – les siens, ceux des femmes, ceux du monde.Elle assemble des bribes d’histoires corporelles. Des fragments de récits du corps féminin, qui devient un support sur lequel s’impriment les chocs, les déchirures, les fractures, les lésions. Recelant en lui une mémoire secrète qui stocke les archives d’une vie vécue, avec ses accidents qui, longtemps après, hantent encore les organismes malmenés. Comment raconter ces traces laissées par ces évènements et que les cellules enregistrent, emmagasinent ? Comment raconter les fantômes qui hantent cette intimité collective partagée par les femmes ? L’assemblage de diverses matières plus ou moins brutes, plus ou moins organiques, rappelle que le corps de la femme est une chimère, un composite de passé, de présent, et de promesses. Dans une démarche tantôt frontale et figurative, tantôt plus abstraite et suggestive, elle restitue ce qui résiste dans les recoins secrets de l’intime.