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Sortie n° 23911681, créée le 04 08 2026
 
3 expositions
Sponsor
Organisateur
Date de la sortie
Heure de début
Dimanche 09 Août 2026

Inscriptions & désinscriptions jusqu'à :
08:00 (du matin) (H-6)
14:00
Descriptif de la sortie
Sortie gratuite 

 

 

Entrée gratuite dans les collections

 

Daniel Dezeuze

Le Musée d’Art Moderne de Paris entretient, par son histoire, un lien privilégié avec le groupe 

Supports/Surfaces, qu’il présenta pour la première fois sous cette appellation à l’ARC en 1970. 

Parmi ses fondateurs, Daniel Dezeuze (né en 1942) occupe une place déterminante. 

Fils du peintre Georges Dezeuze (1905-2004), il suit librement les cours des Beaux-Arts de Montpellier, 

où il rencontre Arnal, Bioulès, Grand, Rouan et Viallat. Son séjour au Mexique en 1964‑65 marque 

profondément sa peinture, nourrie des cultures préhispaniques. En Amérique du Nord il découvre 

ensuite l’école de New York, de Pollock à Rothko.

Installé à Paris en 1967, il élabore avec Saytour et Viallat les bases de Supports/Surfaces, menant 

une réflexion radicale sur l’avenir de la peinture. Cette remise en question de la structure traditionnelle 

du tableau l’amène à concentrer son travail sur le support lui‑même. Il entreprend alors une véritable 

« déconstruction » de la toile envisagée comme objet, affirmant le matérialisme des œuvres et la

 primauté du processus de création. 

Dezeuze quitte le groupe en 1972 et poursuit une recherche personnelle centrée sur la construction

 du tableau, la fragilité des matériaux, l’économie des moyens et une expérimentation continue.

Vingt œuvres récentes rejoignent aujourd’hui les collections du Musée d’Art moderne, une acquisition 

exceptionnelle qui permet de retraçer son parcours depuis 1982. Elles témoignent de son goût pour le 

remploi (portes, panneaux, skis), l’assemblage, la couleur génératrice de formes et l’importance du vide. 

Les références à l’histoire de l’art (Mondrian), au Moyen Âge, aux cultures mésoaméricaines ou à la calligraphie 

traversent et nourrissent l’ensemble de son travail des quarante dernières années.

 

Stéphane Bordarier

 

Depuis le milieu des années 1980, Stéphane Bordarier (né en 1953) développe une œuvre s’inscrivant 

dans cette mouvance historique qui voit la peinture devenir son propre sujet. Singulière dans le paysage de 

l’art contemporain, sa pratique, attentive à ce qu’il nomme la « qualité de surface », repose sur un équilibre 

entre contraintes imposées et liberté du geste.

Réduisant progressivement son langage pictural à l’essentiel — une couleur, une forme — Stéphane Bordarier 

explore les potentialités d’une peinture à la fois rigoureuse et profondément sensible. Ses œuvres naissent 

d’un processus immuable : sur une toile tendue sur châssis et enduite de colle de peau tiède, il applique le pigment 

pendant le temps de prise de la colle. L’artiste se dit alors « chassé » de la toile par la matière qui se fixe, 

déterminant l’achèvement du tableau : couleur et forme s’accordent dans une résolution propre à chaque œuvre. 

Généralement réduite à une seule tonalité, la surface de la toile acquiert, par l’imprégnation du pigment mêlé à 

la colle, un aspect mat et une intensité particulière. Le tableau se construit ainsi dans une relation étroite au temps. 

Dans la série des Noires, la couleur, issue d’un mélange de deux tons à même la toile, n’apparaît jamais comme

 une valeur fixe ou absolue mais révèle une profondeur chromatique subtile. Ces œuvres, traversées de nuances 

changeantes, sensibles à la lumière et au déplacement du regard, laissent percevoir leur processus de réalisation.

Pendant près de trente ans, la Galerie Jean Fournier à Paris a accompagné et présenté le travail de Stéphane Bordarier.

 Il est aujourd’hui représenté par la Galerie Dina Vierny.

Grâce à une acquisition récente complétée par un don de l’artiste, cinq œuvres de Stéphane Bordarier ont intégré 

les collections du musée en 2026. Elles sont présentées ici aux côtés de plusieurs prêts provenant de l’atelier, offrant 

un aperçu significatif de son parcours et de ses recherches picturales.

 

Mariella Simoni

 

La trajectoire artistique singulière de Mariella Simoni (née en 1948) revisite les articulations entre art 

conceptuel et abstraction, entre poésie et matière. Originaire de la région du lac de Garde en Italie, l’artiste

 étudie l’histoire de l’art à Parme, ainsi que la philosophie et la psychanalyse. Ses premières œuvres, au milieu 

des années 1970, affirment d’emblée son intérêt pour les développements organiques et le mouvement du 

vivant, en recourant à l’usage d’objets en déséquilibre, ou de plantes envahissant les espaces d’expositions. 

Son passage à la peinture en 1982 peut être perçu comme le prolongement dans l’espace pictural de ces 

questionnements. La matière conserve dans ses tableaux cette même vivacité. La trace des gestes de l’artiste, 

la sédimentation des couches de peinture, témoignent de la temporalité parfois longue de leur conception. Elle

 s’installe à Vienne à cette époque et se lie avec plusieurs artistes qui partagent ses préoccupations, comme

 Herbert Brandl, Otto Zitko, proches des Junge Wilde, ou Franz West. Elle participe à plusieurs expositions

 organisées dans la galerie de Peter Pakesch, puis est invitée à exposer à la Documenta IX, manifestation

 internationale d’art contemporain, à Kassel, en 1992.

Artiste en mouvement, l’œuvre de Mariella Simoni évolue au fil des villes où elle séjourne : Athènes, Paris, 

Gand, New York... Elle se tourne occasionnellement vers la sculpture ou l’installation. Les variations de formats, 

de supports, de dominantes de couleurs, de contrastes, viennent constamment remettre en jeu sa pratique, 

comme le montrent ses récentes productions, qui manifestent une plus grande économie dans l’usage des

 matières, et un autre rapport au relief. La présentation de cet ensemble d’œuvres nouvellement acquises auprès

 de l’artiste et de Peter Pakesch témoigne de l’intensité de cette recherche artistique.

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